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lundi 6 mai 2013

                                                                                             Cayenne le 06 mai 2013



COMMUNIQUE DE PRESSE





Nous avons eu connaissance des prises de position du Recteur, en particulier à propos de l'ouverture du CRPE aux candidats d'autres académies.

Nous rappelons au Recteur que s'il confirmait sa décision, il reviendrait sur un acquis gagné il y a des années, lors de luttes dans lesquelles le STEG et la centrale UTG avaient pris toute leur place.

Face au besoin d'enseignants dans nos écoles, pour aujourd'hui et pour demain plus encore, l'urgence est d'embaucher et de former plus de jeunes et d'enseignants guyanais, pas de faire venir davantage de personnels de l'extérieur.

La moitié de nos jeunes sont au chômage... Investissons dans la formation plutôt que continuer à dépenser l'argent public en « primes d'éloignement » !

Nous exigeons l'abandon officiel de ce projet, et nous sommes solidaires de toute action à venir à ce propos.


mercredi 13 mars 2013

SIGNEZ ET DIFFUSEZ LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE LA PETITION


Lettre ouverte au Préfet
L'ÉTAT DOIT HONORER SES ENGAGEMENTS
POUR LA CONSTRUCTION DES COLLÈGES DE GUYANE

Monsieur le Préfet,


Nous, enseignants, parents d'élèves, représentants syndicaux, acteurs de la société guyanaise, nous adressons à vous en raison de l'urgence à débloquer la situation actuelle des constructions scolaires de notre académie. Au-delà des deux collèges menacés,  Kourou et Apatou, c'est un enjeu qui nous concerne tous.

Sur la période 2007- 2013, l'État s'est engagé à verser la somme de 21 millions d'euros aux collectivités publiques. A ce jour, il reste non versés 17 529 800 euros pour les opérations à venir, qui ne couvriraient que les constructions et aménagements en cours. Les collectivités locales annoncent depuis quelques semaines que cette somme ne sera pas allouée à notre département.

Depuis de nombreuses années les organisations syndicales portent régulièrement à votre attention et à celle du Recteur de l'Académie de Guyane la situation plus qu'urgente des constructions scolaires, souvent peu adaptées, trop peu nombreuses et ne tenant pas compte de la croissance démographique. Une situation de crise imminente est devenue une situation de crise immédiate.

Tous ensemble, nous espérons qu'une rencontre rapide avec vous permettra de trouver des solutions réelles et efficaces. Il en va de l'avenir de notre jeunesse et des conditions de travail de tous : élèves, enseignants, personnels administratifs, de vie scolaire, infirmiers.

En l'absence de réponse de votre part,  nous devrons prendre le chemin de la mobilisation la plus large. Nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet, en notre attachement à défendre le service public d'éducation.  



                          




Signer la pétition en ligne               télécharger la version imprimable (à diffuser largement)

mardi 12 février 2013


ACADEMIE DE GUYANE : L’ANALYSE 2012



Interview de Maurice PINDARD (STEG-UTG, Saint-Laurent) par JOAN Gillespour  idealguyane.com


Maurice Pindard globalement comment jugez-vous le déroulement de cette année d’étude en Guyane ?
 Une certaine routine s’installe dans le déroulement des années scolaires en Guyane. Les parents et les enseignants font leur possible face à une institution qui est en décalage par rapport au développement personnel des enfants. Par exemple tout le monde sait que les élèves ont de grosses difficultés en Français, langue de l’institution, cependant on continue d’enseigner la langue de Molière comme on l’enseigne à Paris. Toutes les innovations et dispositifs spécifiques se font à la marge, à titre d’expériences.
Qu’est-ce qui a changé depuis le combat et l’obtention du rectorat ?
La création du rectorat de la Guyane a été arrachée par la lutte des lycéens et de la population en général, en novembre 1996.  L’institution scolaire, le Recteur, est maintenant basé en Guyane et non plus en Martinique comme au temps de l’académie Antilles-Guyane. Les acteurs de l’Education ont un interlocuteur sur place. Cependant, les problèmes de la Guyane sont tellement liés  à sa condition de colonie française que les problèmes de fond demeurent. Près de 8 000 enfants non scolarisés, des rythmes scolaires, des structures éducatives et des programmes inadaptés à notre pays et des équipes pédagogiques trop exogènes et instables.
Maurice Pindard est-ce que l’orientation de nos étudiants est conforme aux besoins de notre pays ?
 La grande difficulté est l’information de nos étudiants. Beaucoup ne sont pas informés des possibilités qui s’ouvrent. Puis c’est l’insertion des diplômés dans le tissu économique avec des entreprises qui ne jouent pas, toutes, le jeu, en termes d’emploi et de rémunération. Il y a des initiatives de la Région, du Conseil Général, mais nous ne sommes pas encore à un plan concerté d’orientation des étudiants selon les besoins et potentialités du pays. Reste le mirage des grands pays européens, France, canada, Etats unis, dans lesquels une partie des familles préfère y installer leur progéniture.
 Une série broderie existe au lycée professionnel de Mana. Est-ce sérieux ?
La réponse facile serait de dire que cela ne correspond pas aux nécessités  actuelles de développement de notre pays. Et tant qu’il n’y aura pas de plan global de définition et de priorités des filières, ce sera au coup par coup, selon les intérêts ou les idées de tel ou tel membre de la communauté éducative. Dans le cas particulier de la broderie à Mana, elle est le prolongement de l’implantation dans ce lycée de la filière couture qui était il y a 3 ans au lycée Juminer de St Laurent. Cela se passe dans une région où l’on pratique la broderie traditionnellement sur pangis (pagnes). Certains ont pu penser que la création de la spécialisation broderie était un choix pertinent. La question est : « où vont travailler les jeunes titulaires du Cap broderie ? » et dans la mesure où ils voudraient créer leur propre atelier qu’est ce qui est prévu pour les accompagner afin qu’ils réussissent dans leur entreprise.
 Alors quelles sont vos réactions sur les résultats tant des collèges que des lycées ?
 Nous sommes dans les 70% au bac général et au Brevet. 60% pour le bac professionnel et 50% pour le bac technologique. On peut disserter sur ces résultats, ils sont de toutes façons insuffisants. Mais le plus important est le nombre de diplômés dans une classe d’âge, par exemple sur 100 élèves qui entre en 6ème,  et le nombre d’enfants  qui sortent du système sans qualification. On se rend compte alors de la véritable portée de l’école. Nos chiffres sont désastreux. Et, en plus de la discrimination sociale, il y a discrimination géographique et en conséquence communautaire.
Des voix s’élèvent régulièrement pour dénoncer l’exclusion des enfants par une société deux fois injuste mais le combat de fond pour changer l’école n’a pas encore commencé.

jeudi 31 janvier 2013


RENTREE 2012
UNE RENTREE PLUS APAISEE mais TOUJOURS DIFFICILE !





Une rentrée plus apaisée :
Le climat depuis les dernières élections a sensiblement changé, il faut dire que l’administration est moins arrogante et surtout que dès juillet des nouveaux moyens ont été donnés dont 15 postes en plus dans le primaire


De grosses difficultés :

-       des postes non pourvus : partout sur tout le territoire de Cayenne à ST Laurent, dans toutes les matières : des postes non remontés et des titulaires non arrivés, de grandes difficultés à connaître la réalité.
-       des non titulaires en souffrance : corvéables à merci, ils sont devenus une variable d’ajustement dans le système de l’école sans respect pour leur famille, leur situation personnelle voir leur dossier médical…on demande une stabilisation des personnels précaires, près de 1000 professeurs non titulaires, leur formation et leur titularisation. Il y a inadéquation entre les lois françaises et nos besoins.
-       des listes d’attente dans le secondaire et le primaire : manque de places depuis l’école maternelles jusqu’aux lycées : la semaine dernière il y avait 296 enfants sur liste d’attente au rectorat ! A Cayenne la municipalité essaie de bloquer la scolarisation des 3 ans ! 3000 enfants non scolarisés !
-       Nous sommes en pénurie de structures scolaires et il n’y a pas de prévisionnel sérieux…il manque une vraie politique de l’éducation en Guyane, on demande une conférence permanente en lien avec le futur service d‘éducation de la future collectivité.
-       Des résultats faibles : 70% pour le bac, 60% pour les bac pro ce n’est pas bon car c’est un manque de cadres et de professionnels pour demain. Notre école n’est pas adaptée, elle est trop étrangère aux élèves : 1 sur 2 entre en 6ème sans les compétences en français et mathématiques, plus de 1 sur 2 sort de l’école de 18  à 25 ans sans diplôme ! La culture des enfants est niée, l’école est coloniale.

Débat sur la refondation de l’école :

Tous les syndicats participent mais seul le STEG-UTG participe activement avec un doc de synthèse, des camarades un peu partout et des propositions fortes pour changer l’école et que la réussite des élèves soit au RDV.